COMMUNIQUE DE PRESSE : Nature & Progrès réclame un label « nourri sans OGM » pour les denrées alimentaires d’origine animale.

COMMUNIQUE DE PRESSE

NATURE & PROGRES Belgique

 

Le citoyen doit pouvoir choisir ses denrées alimentaires d’origine animale en toute connaissance de cause.

Nature & Progrès réclame un label « nourri sans OGM » pour les denrées alimentaires d’origine animale.

 

Contexte

L’utilisation du Roundup a fortement augmenté au niveau mondial de par son aspersion massive sur des cultures d’OGM (surtout aux Etats-Unis) qui le tolèrent et qui contiennent,  en conséquence, des quantités importantes de ses résidus dans leurs cellules (jusqu’à 500 ppm ou 500 mg/kg sur certains OGM). Ces OGM sont donc des plantes-pesticides car elles sont gorgées de pesticides.

Alors qu’environ 80% des OGM cultivés de part le monde, ont été modifiés pour tolérer le Roundup, qu’environ 80% des OGM importés dans l’Union européenne  (par ex soja, maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage, les effets du Roundup  sur la santé des animaux d’élevage sont décrits par certains éleveurs eux-mêmes et dans la littérature scientifique. Ainsi, par exemple Ib Borup Pedersen, éleveur de porcs danois témoigne. Lorsqu’il est passé d’une nourriture contenant du soja tolérant au Roundup à une nourriture composée de soja non OGM, il a pu réduire après 1 an sa consommation de médicaments de 1/3. Il a pu observer une réduction une réduction de la diarhée chez les porcelets et jeunes porcs sevrés, la disparition des problèmes gastriques chez les truies, l’augmentation de la longévité et du nombre de porcelets par portée. Le nombre de malformations congénitales était deux fois plus élevé à une concentration de Glyphosate dans la nourriture supérieure à 1mg/kg qu’à une concentration de 0,12 mg/kg. Du Glyphosate a également pu être mesuré dans divers organes et tissus chez les porcelets dont les muscles. (http://www.natpro.be/mangersansogm/Ib_Borup_Pedersen.pdf)

 

 

Nature & Progrès réclame l’instauration en Belgique d’un label « nourri sans OGM » et  « issu d’animaux nourris sans OGM »

Nature et Progrès Belgique estime que le citoyen a le droit de savoir qu’il existe des risques potentiels pour la santé humaine liés à la consommation directe ou indirecte de ces OGM-pesticides.

Le citoyen a également le droit de choisir des denrées alimentaires sans OGM ainsi que des denrées d’origine animale pour la production desquelles aucune alimentation OGM ne leur a été donnée.

Pour que le consommateur puisse faire des choix alimentaires informés, Nature et Progrès propose l’instauration en Belgique d’un label « nourri sans OGM » et  « issu d’animaux nourris sans OGM » pour la production de ses denrées alimentaires d’origine animale (viandes, poissons, lait, œufs, fromages, …) pour lesquelles il n’existe actuellement, au niveau européen, aucun label pouvant le renseigner à cet égard même si l’animal a été nourri aux OGM sa vie durant.

 

Un tel label aurait le mérite de récompenser pour leurs efforts les éleveurs qui optent déjà en Belgique pour une nourriture animale dépourvue d’OGM-pesticides. En effet, la concurrence actuelle des productions importées produites à bas coûts aux départ d’animaux nourris avec des ogm se fait sentir.

Ce label leur permettrait ainsi de se différencier des autres productions en mettant en avant la spécificité  et la qualité additionnelle de leurs produits. Ces éleveurs précautionneux se trouvent actuellement en concurrence, avec des productions, en Belgique ou à l’étranger, fabriquées au départ d’animaux, qui nourrissent leur animaux à plus bas prix avec des nourritures contenant des OGM-pesticides.

 

 

Tous ces éléments, dont nous avons déjà parlé, surtout lors de notre colloque du 26 janvier 2017, nous rappellent la dangerosité et la toxicité du Roundup. Mais aujourd’hui, de nouveaux éléments confortent encore plus notre position.

 

 

Nouvelles études

Le Professeur Gilles-Eric  Séralini de l’Université de Caen vient de publier de nouvelles études sur la toxicité des formulants et métaux lourds (Arsenic) dans les herbicides à base de Glyphosate tels le Roundup, pesticide le plus utilisé au monde.

Ces découvertes scientifiques fournissent de nouveaux arguments pour une interdiction totale des pesticides à base de Glyphosate en Europe et pour l’instauration, en Belgique, d’un label « nourri sans OGM » pour les denrées alimentaires d’origine animale[1].

 

En effet, l’urine de l’homme européen est contaminée par du Glyphosate[2] en des concentrations bien supérieures à celles admises dans l’eau potable en Europe.

Le Glyphosate est un indicateur de la présence simultanée de formulants du Roundup et de métaux lourds, dans les tissus des animaux d’élevage abondamment nourris aux OGM importés tolérant le Roundup et chez l’homme qui se nourrit notamment de ces produits animaux.

Ces formulants  tels les résidus de pétrole sont encore beaucoup plus toxiques que le Glyphosate seul et ces métaux lourds normalement interdits pour leur toxicité.

 

 

Un label  « nourri sans OGM » permettra au citoyen de choisir ses denrées alimentaires  d’origine animale en toute connaissance de cause !

 

 

 

[1] Voir conférence « OGM/PESTICIDES : J’ai le droit de savoir et de choisir ! » organisée par Nature et Progrès le 26 janvier 2016  http://www.natpro.be/mangersansogm/index.html

 

[1] Étude URINALE réalisée en Allemagne en 2016 auprès de 2000 personnes, étude menée en 2016 au sein des instances européennes sur 48 eurodéputés et étude d’avril 2017 en France réalisée sur 30 personnes par Générations Futures. https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2017/04/GLYPHOSATE_1_0604172.pdf

 

 

Vous trouverez ci-dessous le communiqué du Professeur Gilles-Eric Seralini.

Nouvelles découvertes : Toxicité des formulants et métaux lourds (arsenic) dans les herbicides à base de glyphosate et d’autres pesticides

Mai 2017 – Sous embargo strict jusqu’au 31-05-2017  14h

Contexte historique

Le glyphosate a été breveté et déclaré aux autorités en 1974 par la société Monsanto comme un herbicide. Il n’est jamais utilisé seul mais avec des formulants chimiques dans des formulations de pesticides. Les herbicides à base de glyphosate sont devenus les pesticides majeurs du monde, et depuis 1995 les plus épandus sur les OGM agricoles. Ces OGM sont des plantes transgéniques cultivées pour l’alimentation comme les sojas et maïs appelés les OGM tolérants au Roundup.  Ainsi, la plupart de ces plantes sont modifiées pour pouvoir contenir du glyphosate, ses formulants et leurs résidus à de hauts niveaux qui entrent dans la chaîne alimentaire. La toxicité du glyphosate est largement débattue au niveau international et dans les agences de santé, mais celle des formulants est rarement prise en considération. Ici nous découvrons des vérités nouvelles sur ce sujet.

 

Les découvertes

Le professeur Gilles-Eric Séralini à l’Université de Caen Normandie et ses collègues les Drs. Nicolas Defarge et Joël Spiroux ont mené des recherches qui éclairent ce débat.

  • Les herbicides à base de glyphosate ont été montrés comme contenant des métaux lourds dont l’arsenic. Ces produits ne sont pas déclarés et normalement interdits pour leur toxicité.
  • Sur les plantes, les formulants (type POEA) sont toxiques sans glyphosate, et le glyphosate semble le devenir seulement à des niveaux plus élevés que les doses agricoles.
  • Sur des cellules humaines, les formulants composés de résidus de pétrole sont beaucoup plus perturbateurs endocriniens et toxiques que le glyphosate.

 

Le professeur Gilles-Eric Séralini commente : « Ces résultats montrent que les déclarations du glyphosate comme principe actif de toxicité sont scientifiquement fausses, et l’évaluation de toxicité est aussi erronée : le glyphosate est testé sans ses formulants composés de résidus toxiques de pétrole, à long terme et au niveau réglementaire. Nous appelons à une transparence immédiate sur les formulations et surtout leurs tests sur la santé. Les résidus acceptables de glyphosate dans la nourriture et les boissons devraient être divisés immédiatement au moins par 1000 à cause de ces poisons cachés, et les herbicides à base de glyphosate devraient être interdits, entre autres. »

Contact : gilles-eric.seralini@unicaen.fr, tel 06 70 80 20 87.

Référence PLOS ONE : http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0177717

 

Définitions pour aller plus loin

Un herbicide appartient à la large famille des pesticides qui incluent aussi les insecticides, fongicides, autres biocides… Un pesticide est composé par une part minoritaire d’« ingrédient actif » déclaré (ou principe actif) et de composés déclarés « inertes » qui sont des mélanges confidentiels (pour le public et la communauté scientifique) dans les formulations vendues sur le marché. Ils peuvent être appelés des « adjuvants » car ils sont supposés aider la solubilisation, la pénétration, et stabilité de l’ingrédient déclaré actif. Ce sont en fait des produits de formulations ou formulants toxiques par eux-mêmes.

Les OGM sont des Organismes Génétiquement Modifiés. Les débats majeurs sur leurs effets sur la santé concernent les plantes transgéniques cultivées autorisées dans l’environnement (surtout soja, maïs, coton et colza dans le monde). Ce sont des plantes à pesticides modifiées génétiquement pour supporter dans leurs cellules de hauts niveaux de pesticides, soit par absorption (dans les plantes tolérantes aux herbicides) ou par production directe dans la plante (l’insecticide modifié est produit à haut niveau dans les plantes Bt). Les expressions à cet égard de résistance aux herbicides ou de résistance aux insectes sont donc beaucoup moins scientifiquement appropriées.

[1] Voir conférence « OGM/PESTICIDES : J’ai le droit de savoir et de choisir ! » organisée par Nature et Progrès le 26 janvier 2016

[2] Étude URINALE réalisée en Allemagne en 2016 auprès de 2000 personnes, étude menée en 2016 au sein des instances européennes sur 48 eurodéputés et étude d’avril 2017 en France réalisée sur 30 personnes par Générations Futures.

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