Le Roundup dans les champs on n’en veut plus ! AXE SANTE, études

Axe santé :

1.

Etude republiée : Toxicité chronique de l’herbicide Roundup et d’un maïs génétiquement modifié tolérant le Roundup

Mardi 24 Juin 2014

RESEARCH Open Access Springer Séralini et al. Environmental Sciences Europe 2014, 26:14 http://www.enveurope.com/content/26/1/14

Gilles-Eric Séralini 1* , Emilie Clair 1 , Robin Mesnage 1 , Steeve Gress 1 , Nicolas Defarge 1 , Manuela Malatesta 2 ,Didier Hennequin 3 and Joel Spiroux de Vendômois 1

 

Contexte : Nous avons étudié pendant 2 ans sur des rats les effets sanitaires d’un maïs transgénique tolérant à l’herbicide Roundup (introduit dans l’alimentation à doses variables de 11% et plus), cultivé avec ou sans épandage de cet herbicide, ou bien de Roundup seul (à partir de 0,1 parties par milliard). Cette étude constitue l’extension d’une étude de 90 jours menée par Monsanto afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché de cet OGM, utilisant la même souche de rats et analysant les paramètres biochimiques sur le même nombre d’animaux par groupe que dans notre étude. Cette dernière représente donc la première étude chronique sur ces substances, dans laquelle toutes les observations (incluant les tumeurs) furent reportées chronologiquement. Nous n‘avons donc pas conçu cette étude comme une étude de cancérogenèse. Nous reportons ici les principaux résultats parmi 34 organes observés et 56 paramètres analysés à 11 moments différents au cours des 2 ans pour la plupart des organes.

Résultats : Les données biochimiques ont confirmé des déficits chroniques significatifs des reins. Pour tous les traitements chez les deux sexes, 76% des altérations de paramètres physiologiques étaient liés aux reins. Chez les mâles traités, les nécroses et les congestions du foie étaient de 2,5 à 5,5 fois plus élevées. Les atteintes des reins étaient généralement de 1,3 à 2,3 plus élevées. Dans tous les groupes de rats ainsi traités, les femelles sont mortes 2 à 3 fois plus que dans le groupe-témoin, et plus rapidement. Cette différence a été observée dans 3 groupes de mâles nourris avec l’OGM. Tous les résultats obtenus dépendent du sexe de l’animal et montrent une dépendance hormonale, avec des profils pathologiques comparables dans presque tous les cas. Les femelles ont développé des grosses tumeurs mammaires plus fréquemment que la population de contrôle, l’hypophyse étant le second organe le plus touché ; l’équilibre hormonal a été modifié par les traitements à base d’OGM et de Roundup. Les mâles présentaient jusqu’à 4 fois plus de grosses tumeurs, qui apparaissaient jusqu’à 600 jours plus tôt que la population de contrôle. Ces résultats peuvent s’expliquer par les perturbations endocriniennes non linéaires (non proportionnelles à la dose) causées par le Roundup, ainsi que par la surexpression du transgène dans l’OGM, et ses conséquences métaboliques.

Conclusion : Nos résultats impliquent que des tests de toxicité à long-terme (2 ans) doivent être réalisées pour évaluer minutieusement les effets sur la santé de la consommation d’aliments génétiquement modifiés et de pesticides dans leurs formulations commerciales

 

2.

Les rats intoxiqués par le Roundup développent une stéatose hépatique non-alcoolique

Mercredi 18 Janvier 2017

L’utilisation intensive des pesticides à base de glyphosate comme le Roundup est responsable d’une contamination de l’eau de boisson et des aliments par les résidus de ce pesticide.

Les conséquences sur la santé de cette contamination ont été étudiées sur le foie de rats intoxiqués chroniquement par le pesticide Roundup à la dose de l’eau du robinet. De nouvelles méthodes haut-débit ont été appliquées pour étudier en détail 906 protéines et 673 petites molécules (nutriments, antioxidants, etc…). Le profil moléculaire des foies de ces rats reflètent le développement d’une stéatose hépatique non-alcoolique.  La stéatose hépatique non-alcoolique est la maladie du foie la plus fréquente dans les sociétés occidentales et son incidence ne cesse d’augmenter depuis quelques décennies.

Les formulations de pesticides sont commercialisées sous la forme de mélanges incluant des composés non réglementés considérés comme inertes. Un nombre croissant d’études attribuent des effets toxiques à ces molécules. Cette nouvelle étude suggère que les composés toxiques présents dans les formulations de Roundup pourraient avoir un rôle dans l’épidémie de maladies du foie.

Reference: Mesnage R, Renney G, Séralini GE,  Ward M, Antoniou M. (2016) Multiomics reveal non-alcoholic fatty liver disease in rats following chronic exposure to an ultra-low dose of Roundup herbicide. Sci. Rep. 6:39328

 

 

3.

Dernière étude, R. Mesnage, B Bernay, GE Séralini,  See comment in PubMed Commons belowToxicology. 2013 Nov 16;313(2-3):122-8. doi: 10.1016/j.tox.2012.09.006. Epub 2012 Sep 21.

Ethoxylated adjuvants of glyphosate-based herbicides are active principles of human cell toxicity.

Mesnage R1, Bernay B, Séralini GE.

Author information

1

University of Caen, EA2608, Institute of Biology, Risk Pole CNRS, Esplanade de la Paix, 14032 Caen, Cedex, France; CRIIGEN, 40 rue de Monceau, 75008 Paris, France.

Abstract

Pesticides are always used in formulations as mixtures of an active principle with adjuvants. Glyphosate, the active ingredient of the major pesticide in the world, is an herbicide supposed to be specific on plant metabolism. Its adjuvants are generally considered as inert diluents. Since side effects for all these compounds have been claimed, we studied potential active principles for toxicity on human cells for 9 glyphosate-based formulations. For this we detailed their compositions and toxicities, and as controls we used a major adjuvant (the polyethoxylated tallowamine POE-15), glyphosate alone, and a total formulation without glyphosate. This was performed after 24h exposures on hepatic (HepG2), embryonic (HEK293) and placental (JEG3) cell lines. We measured mitochondrial activities, membrane degradations, and caspases 3/7 activities. The compositions in adjuvants were analyzed by mass spectrometry. Here we demonstrate that all formulations are more toxic than glyphosate, and we separated experimentally three groups of formulations differentially toxic according to their concentrations in ethoxylated adjuvants. Among them, POE-15 clearly appears to be the most toxic principle against human cells, even if others are not excluded. It begins to be active with negative dose-dependent effects on cellular respiration and membrane integrity between 1 and 3ppm, at environmental/occupational doses. We demonstrate in addition that POE-15 induces necrosis when its first micellization process occurs, by contrast to glyphosate which is known to promote endocrine disrupting effects after entering cells. Altogether, these results challenge the establishment of guidance values such as the acceptable daily intake of glyphosate, when these are mostly based on a long term in vivo test of glyphosate alone. Since pesticides are always used with adjuvants that could change their toxicity, the necessity to assess their whole formulations as mixtures becomes obvious. This challenges the concept of active principle of pesticides for non-target species.

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