Interpellation des parlementaires wallons sur le Roundup

Mesdames, Messieurs,

Chers parlementaires,

 

Vous devrez dans les prochaines semaines, vous positionner sur l’interdiction du Roundup en Wallonie.

Nous ne manquons pas de preuves pour dire que le glyphosate est dangereux. Nous vous demandons de libérer la Wallonie de ce carcan chimique et d’œuvrer vers une Wallonie sans PESTICIDES. Nous vous demandons de légiférer en vue d’empêcher la pulvérisation de ce  produit sur l’entièreté des champs et surfaces de Wallonie.

De nombreuses études critiques sur le Roundup ont été récemment publiées confirmant son caractère dangereux pour la santé et l’environnement.

Le glyphosate est une molécule mal évaluée. Un article du journal Le Monde nous montre que Monsanto a bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/18/ce-que-les-monsanto-papers-revelent-du-roundup_5096602_3244.html

Le glyphosate est également dangereux pour notre environnement. Nous vous invitons à lire un article concernant la contamination des sols et des ressources en eau à ce sujet. http://www.natpro.be/campagnes/glyphosate/tropdeglyphosatedansnoseauxdesurface/index.html

Enfin, nous voudrions vous sensibiliser aux dégâts du glyphosate sur la santé. Lors d’un colloque organisé par Nature & Progrès en janvier 2017, plusieurs scientifiques ont abordé le sujet du glyphosate. Leur constat est sans appel : le glyphosate est dangereux, pour la santé, même aux doses résiduelles retrouvées dans l’environnement. http://actu-natpro.be/index.php/2017/03/29/le-roundup-dans-les-champs-on-nen-veut-plus-dangerosite-du-glyphosate/

Le Criigen (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique) (www.criigen.org ) a fait des déclarations importantes. Les herbicides à base de glyphosate sont gravement tumérogènes et toxiques au niveau hépatorénal et sont qualifiés de cancérigènes probables.

Nous vous invitons également, à consulter 3 études (http://actu-natpro.be/index.php/2017/03/29/le-roundup-dans-les-champs-on-nen-veut-plus-axe-sante-etudes) démontrant l’effet dangereux du glyphosate sur l’environnement et la santé.

En guise de conclusion, nous vous demandons de mettre tout en œuvre afin de libérer nos champs et notre environnement wallon de toute pollution au Roundup.  D’autant que ce produit n’est pas nécessaire. Il y a moyen de désherber toutes les cultures sans avoir recours au Roundup, par exemple le travail du sol un moyen très efficace de désherber qui de plus stimule la vie du sol. OUI des méthodes alternatives existent, plus respectueuses du sol, de notre environnement et de notre santé.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire,

Nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les parlementaires, l’expression de notre considération la plus distinguée.

   

https://www.youtube.com/watch?v=_igGDDWZJ6M

 

 

Pour Nature & Progrès,

 

Marc Fichers

Secrétaire Général

081/ 32.30.52

Mars.fichers@natpro.be

 

Anne-Sophie Godart

Chargée de communication

081/32.30.53

Anne-sophie.godart@natpro.be

Recouvrir le sol par le mulching

LE MULCHING, une technique nécessaire

De plus en plus, nous entendons le terme « mulching » à propos des plantes cultivées voire même dans le cadre de l’entretien des gazons par le biais de nouvelles machines que l’on appelle « tondeuses mulcheuses », et cela, sans toujours savoir de quoi il retourne.

Le dictionnaire anglais-français nous apprend que le terme « mulch » signifie « paillis » et donc que le verbe « to mulch » signifie « pailler ». Autrefois, le paillis traditionnel n’était rien d’autre qu’une sorte de fumier pailleux très délité et partiellement décomposé. On l’épandait sur les semis et sur les jeunes plantations. C’était déjà une méthode de couverture du sol par de la matière organique. Certaines entreprises horticoles telles que les fraiseraies utilisaient et utilisent parfois encore la paille, mais cette fois entre les rangs de fraisiers. Dans ce type d’entreprise, et pour deS raisons de facilité et d’économie de main d’oeuvre, on remplace bien souvent le mulch d’autrefois par différents matériaux tels le polyéthylène noir ou le papier biodégradable.

De nos jours, le terme « mulch » désigne de manière plus large toute couverture –totale ou partielle- du sol de matière végétale, et le terme « mulching », la technique de mise en œuvre de ce mulch. Le mulching pourrait être interprété comme étant un « compostage de surface ». En effet, le meilleur exemple de mulching naturel que nous connaissons se rencontre en forêt. Dans ce milieu, chaque année, une masse importante de feuilles mortes et de brindilles tombe et s’accumule sur le sol et forme la litière. Cette litière est un mulch naturel. On perçoit donc tout de suite l’importance du mulch pour le sol : il permet d’entretenir sa fertilité. La nature a donc trouvé un système très simple, et cependant très complexe à la fois, qui lui permet de se perpétuer sans autre apport d’aucune sorte, si ce n’est une certaine quantité de minéraux apportés par la pluie.

 

POURQUOI ET COMMENT MULCHER ?

▪ pour protéger le sol de la pluie :

Pour nous? jardiniers, la saison préhivernale est bien entendu la saison idéale pour pratiquer le mulching, puisqu’à ce moment, la terre est nue et donc très sensible aux éléments extérieurs, notamment la pluie. La pluie tasse et compacte le sol, entraîne une partie des éléments nutritifs vers la  nappe phréatique, et dans certaines situations extrêmes, provoque une véritable érosion.

▪ pour freiner la croissance des mauvaises herbes :

On remarquera qu’une terre nue va inévitablement se couvrir de ce que l’on appelle communément des « mauvaises herbes », comme pour se protéger. SI elle ne le fait pas, c’est que le climat ne le permet pas (dans les zones arides p.ex.) ou alors qu’elle est bien malade. En réalité, Ces herbes ne sont pas mauvaises du tout. Elles jouent un rôle essentiel dans la protection du sol et sont le reflet de la qualité de celui-ci. Les herbes sauvages sont un bon indicateur de l’état du sol. Cependant, le jardinier n’aime pas la concurrence, d’autant que pour cultiver, il faut que le sol soit mis à nu.. Dès lors, le moyen de freiner la croissance de ces herbes est de les remplacer par une autre couverture, le mulch.

▪ pour garder le sol humide et à bonne température, et le protéger du gel :

L’activité biologique d’un sol ne peut se développer harmonieusement que dans un sol humide. En effet, les êtres vivants du sol, bactéries, champignons, vers de terre et autres, ne peuvent survivre que dans un milieu humide et aéré, mais non détrempé. Une bonne couverture du sol réduit l’évaporation et permet de maintenir une bonne humidité en surface. Elle va également réguler la température à la surface du sol, c’est-à-dire, réduire les écarts entre températures diurnes et nocturnes. Elle agit comme un manteau qui non seulement protège de la pluie, mais aussi du dessèchement par le vent, et contribue à réduire les écarts de température trop violents. La couleur de la couverture du sol joue elle aussi un rôle. Plus elle est sombre, plus elle va absorber de chaleur. Le sol va donc se réchauffer plus vite. Ce manteau va aussi protéger le sol du gel trop intense.

▪ pour continuer à nourrir le sol en hiver

Si le sol restait nu en hiver, toute activité biologique en surface s’arrêterait. Au contraire, un sol protégé par un mulch poursuit son activité, ralentie certes, mais la poursuit quand même en transformant la couche inférieure du mulch en éléments nutritifs. Dès lors, au printemps, lorsque la température sera favorable, l’activité biologique du sol reprendra plus rapidement et avec une plus grande intensité.

 

QUEL TYPE DE MULCH POUR QUEL OBJECTIF ?

▪ les matières végétales vertes coupées :

Cette matière végétale peut être constituée d’herbe coupée si nous sommes à la fin de la période de tonte, ou d’une coupe d’engrais vert issue d’un coin du jardin réservé à cet effet, mais aussi de résidus de récolte (fanes de carottes ou de pommes de terre, feuilles de choux et trognons de choux, pieds de tomates, etc.). Tous ces végétaux devront autant que possible être hachés en petits morceaux. On ne dépassera les 2cm d’épaisseur avec  ces matériaux car ils sont relativement fins, et en plus épais, ils risquent de provoquer l’asphyxie. Ces matériaux nourrissent le sol et protègent la structure du sol dans une moindre mesure.

▪ le compost :

Le compost, comme les matières végétales vertes, nourrit le sol et améliore sa structure, mais il a l’avantage d’offrir au sol une matière plus digeste, car plus accessible aux microorganismes du sol. Bien entendu ce type de mulch ne devra pas être enlevé au printemps car il aura été digéré en grande partie et continuera à l’être de plus belle au fur et à mesure que la température extérieure s’élèvera.

Si, comme c’est généralement le cas, on dispose de plusieurs types de matériaux, on les répandra successivement sur toutes les surfaces libres, dans l’ordre ci-dessous : d’abord le compost, puis le fumier ou les engrais animaux du commerce, enfin les résidus végétaux ou la paille.

▪ la paille ou le foin :

Ces matières étant plus grossières et plus riches en carbone, elles se décomposent plus lentement et nourrissent moins facilement le sol. Elles constituent cependant une très bonne protection temporaire du sol et sont un matériaux idéal en interligne des cultures (poireaux p.ex.). Ces matériaux devront être retirés au printemps pour laisser la place aux cultures. Le foin se décompose toutefois plus vite que la paille et a une valeur fertilisante plus grande, mais il est plus cher. On peut cependant trouver, à la campagne, du foin plus ou moins mouillé dont les agriculteurs se débarrassent à bas prix.

▪ le fumier frais :

On emploiera le fumier frais soit directement à la sortie de l’étable, soit après un bref séjour en tas allongé, non tassé et de faible section. Le fumier provenant d’un tas de fumier classique est à déconseiller car il contient des substances inhibitrices, en raison de la fermentation anaérobie (en l’absence d’air) qu’il a subie. Il est très important que les matériaux soient apportés sous une forme aérée et bien divisée. Il faut éviter les « paquets » de fumier car le sol doit pouvoir continuer à respirer. Le fumier sera idéalement saupoudré de poudre de roche (basalte par exemple) afin de fixer l’ammoniaque et d’apporter des éléments minéraux complémentaires, notamment des oligo-éléments.

▪ les écorces, copeaux et branches broyées :

Les écorces, copeaux de bois ou branches de taille broyées constituent moins une nourriture pour le sol qu’une réelle protection mécanique contre l’érosion, la pluie et la pousse de mauvaises herbes. C’est pourquoi ces matériaux sont plus indiqués de manière permanente sous des arbustes bien développés et des plantes vivaces, en couches de 5 à 8cm. Ils offrent en outre un aspect visuel plus attractif. Au potager, ces matériaux peuvent servir pour créer des allées entre les plates bandes. Dans ce cas, on peut encore en augmenter l’épaisseur, jusqu’à 10-12cm. On pourra marcher dessus sans problème, sans s’enfoncer et si l’idée nous vient de réutiliser ces endroits pour cultiver, il suffit alors de racler les copeaux pour retrouver le sol initial qui sera bien propre. Ce type de mulch enrichit progressivement le sol en humus. Si on craint une faim d’azote des plantations où ces matériaux ont été épandus, on peut placer ces copeaux ou broyat sur des journaux ou sur du carton afin qu’ils ne se mélangent pas au sol. C’est une technique utilisée pour transformer une pelouse en terre de culture. En automne, on tondera la pelouse que l’on veut transformer le plus ras possible. On y placera une couche de carton, puis une couche de compost ou de broyat de 10-12cm d’épaisseur. Au printemps suivant, il y a de grandes chances que toute l’herbe soit morte et que le sol soit suffisamment souple pour pouvoir commencer à y cultiver.

▪ le polyéthylène noir :

Ce matériau supprime la pousse des mauvaises herbes, il réchauffe le sol au printemps dès l’apparition des premiers rayons de soleil, et permet une récolte précoce. Mais au contraire des végétaux, il ne nourrit pas le sol et peut créer des difficultés en cas de grosses pluies. Il serait préférable d’utiliser un film microperforé.

 

CONCLUSION

La pratique du mulching est hautement conseillée car elle permet de valoriser au mieux la matière organique dont on dispose. Elle protège et nourrit le sol durant tout l’hiver qui, au printemps, sera dans un état de fertilité optimum.

 

Nature & Progrès Vincent GOBBE

 

Pour aller plus loin, consultez LECLERC B. (2013), Je paille mes cultures, Ed. terre vivante

http://docverte.be/livres/jardinage/jepaillemescultures.php

 

Documentation, information  : ASBL Nature & Progrès, rue de Dave, 520 – 5100 Jambes, Tél. : 081/30.36.90 – Fax : 081/31.03.06 www natpro.be

 

 

Le Roundup dans les champs on n’en veut plus ! AXE SANTE, études

Axe santé :

1.

Etude republiée : Toxicité chronique de l’herbicide Roundup et d’un maïs génétiquement modifié tolérant le Roundup

Mardi 24 Juin 2014

RESEARCH Open Access Springer Séralini et al. Environmental Sciences Europe 2014, 26:14 http://www.enveurope.com/content/26/1/14

Gilles-Eric Séralini 1* , Emilie Clair 1 , Robin Mesnage 1 , Steeve Gress 1 , Nicolas Defarge 1 , Manuela Malatesta 2 ,Didier Hennequin 3 and Joel Spiroux de Vendômois 1

 

Contexte : Nous avons étudié pendant 2 ans sur des rats les effets sanitaires d’un maïs transgénique tolérant à l’herbicide Roundup (introduit dans l’alimentation à doses variables de 11% et plus), cultivé avec ou sans épandage de cet herbicide, ou bien de Roundup seul (à partir de 0,1 parties par milliard). Cette étude constitue l’extension d’une étude de 90 jours menée par Monsanto afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché de cet OGM, utilisant la même souche de rats et analysant les paramètres biochimiques sur le même nombre d’animaux par groupe que dans notre étude. Cette dernière représente donc la première étude chronique sur ces substances, dans laquelle toutes les observations (incluant les tumeurs) furent reportées chronologiquement. Nous n‘avons donc pas conçu cette étude comme une étude de cancérogenèse. Nous reportons ici les principaux résultats parmi 34 organes observés et 56 paramètres analysés à 11 moments différents au cours des 2 ans pour la plupart des organes.

Résultats : Les données biochimiques ont confirmé des déficits chroniques significatifs des reins. Pour tous les traitements chez les deux sexes, 76% des altérations de paramètres physiologiques étaient liés aux reins. Chez les mâles traités, les nécroses et les congestions du foie étaient de 2,5 à 5,5 fois plus élevées. Les atteintes des reins étaient généralement de 1,3 à 2,3 plus élevées. Dans tous les groupes de rats ainsi traités, les femelles sont mortes 2 à 3 fois plus que dans le groupe-témoin, et plus rapidement. Cette différence a été observée dans 3 groupes de mâles nourris avec l’OGM. Tous les résultats obtenus dépendent du sexe de l’animal et montrent une dépendance hormonale, avec des profils pathologiques comparables dans presque tous les cas. Les femelles ont développé des grosses tumeurs mammaires plus fréquemment que la population de contrôle, l’hypophyse étant le second organe le plus touché ; l’équilibre hormonal a été modifié par les traitements à base d’OGM et de Roundup. Les mâles présentaient jusqu’à 4 fois plus de grosses tumeurs, qui apparaissaient jusqu’à 600 jours plus tôt que la population de contrôle. Ces résultats peuvent s’expliquer par les perturbations endocriniennes non linéaires (non proportionnelles à la dose) causées par le Roundup, ainsi que par la surexpression du transgène dans l’OGM, et ses conséquences métaboliques.

Conclusion : Nos résultats impliquent que des tests de toxicité à long-terme (2 ans) doivent être réalisées pour évaluer minutieusement les effets sur la santé de la consommation d’aliments génétiquement modifiés et de pesticides dans leurs formulations commerciales

 

2.

Les rats intoxiqués par le Roundup développent une stéatose hépatique non-alcoolique

Mercredi 18 Janvier 2017

L’utilisation intensive des pesticides à base de glyphosate comme le Roundup est responsable d’une contamination de l’eau de boisson et des aliments par les résidus de ce pesticide.

Les conséquences sur la santé de cette contamination ont été étudiées sur le foie de rats intoxiqués chroniquement par le pesticide Roundup à la dose de l’eau du robinet. De nouvelles méthodes haut-débit ont été appliquées pour étudier en détail 906 protéines et 673 petites molécules (nutriments, antioxidants, etc…). Le profil moléculaire des foies de ces rats reflètent le développement d’une stéatose hépatique non-alcoolique.  La stéatose hépatique non-alcoolique est la maladie du foie la plus fréquente dans les sociétés occidentales et son incidence ne cesse d’augmenter depuis quelques décennies.

Les formulations de pesticides sont commercialisées sous la forme de mélanges incluant des composés non réglementés considérés comme inertes. Un nombre croissant d’études attribuent des effets toxiques à ces molécules. Cette nouvelle étude suggère que les composés toxiques présents dans les formulations de Roundup pourraient avoir un rôle dans l’épidémie de maladies du foie.

Reference: Mesnage R, Renney G, Séralini GE,  Ward M, Antoniou M. (2016) Multiomics reveal non-alcoholic fatty liver disease in rats following chronic exposure to an ultra-low dose of Roundup herbicide. Sci. Rep. 6:39328

 

 

3.

Dernière étude, R. Mesnage, B Bernay, GE Séralini,  See comment in PubMed Commons belowToxicology. 2013 Nov 16;313(2-3):122-8. doi: 10.1016/j.tox.2012.09.006. Epub 2012 Sep 21.

Ethoxylated adjuvants of glyphosate-based herbicides are active principles of human cell toxicity.

Mesnage R1, Bernay B, Séralini GE.

Author information

1

University of Caen, EA2608, Institute of Biology, Risk Pole CNRS, Esplanade de la Paix, 14032 Caen, Cedex, France; CRIIGEN, 40 rue de Monceau, 75008 Paris, France.

Abstract

Pesticides are always used in formulations as mixtures of an active principle with adjuvants. Glyphosate, the active ingredient of the major pesticide in the world, is an herbicide supposed to be specific on plant metabolism. Its adjuvants are generally considered as inert diluents. Since side effects for all these compounds have been claimed, we studied potential active principles for toxicity on human cells for 9 glyphosate-based formulations. For this we detailed their compositions and toxicities, and as controls we used a major adjuvant (the polyethoxylated tallowamine POE-15), glyphosate alone, and a total formulation without glyphosate. This was performed after 24h exposures on hepatic (HepG2), embryonic (HEK293) and placental (JEG3) cell lines. We measured mitochondrial activities, membrane degradations, and caspases 3/7 activities. The compositions in adjuvants were analyzed by mass spectrometry. Here we demonstrate that all formulations are more toxic than glyphosate, and we separated experimentally three groups of formulations differentially toxic according to their concentrations in ethoxylated adjuvants. Among them, POE-15 clearly appears to be the most toxic principle against human cells, even if others are not excluded. It begins to be active with negative dose-dependent effects on cellular respiration and membrane integrity between 1 and 3ppm, at environmental/occupational doses. We demonstrate in addition that POE-15 induces necrosis when its first micellization process occurs, by contrast to glyphosate which is known to promote endocrine disrupting effects after entering cells. Altogether, these results challenge the establishment of guidance values such as the acceptable daily intake of glyphosate, when these are mostly based on a long term in vivo test of glyphosate alone. Since pesticides are always used with adjuvants that could change their toxicity, the necessity to assess their whole formulations as mixtures becomes obvious. This challenges the concept of active principle of pesticides for non-target species.

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Les préparations à base de plantes

Les préparations à base de plantes ne sont pas la panacée universelle mais permettent souvent de résoudre les attaques de ravageurs ou de maladies ou les carences nutritives. Leur utilisation constitue souvent le dernier rempart avant l’utilisation d’insecticides et de fongicides autorisés en culture biologique mais qui, par la brutalité de leur action, peuvent fragiliser le délicat équilibre de l’écosystème du jardin.

L’agronome sévillan Ibn al-‘Awwâm (1150 environ – 1248) dans son Kitàb al-filàha (réédité chez Actes Sud, ce livre est en disponible à la librairie de Nature & Progrès), l’ouvrage agronomique arabe le plus connu en Occident et qui contient le résumé de toutes les connaissances de l’époque, révèle chez les Arabes des observations en physique et en chimie que l’on ne soupçonnait pas. Il montre comment on cultivait dans l’Espagne du XIIe  siècle. L’auteur fournit de nombreuses recettes à base de plantes qu’il a collectées dans des ouvrages antérieurs. A la page 741, il conseille notamment d’utiliser l’absinthe qui « a une odeur aromatique ; suivant quelques-uns, c’est une espèce d’armoise. (…) Une des propriété de l’absinthe, c’est d’éloigner les vers – dans un autre passage du livre d’Ibn al-‘Awwäm, on comprend par la description des vers que ceux-ci sont, entre autres, les chenilles de papillons – des plantes et de les préserver des dégâts causés par les insectes. Elle empêche les substances de se gâter et elle préserve le papier de l’attaque des mites… »

La protection des fruits est un autre problème important pour lui. Il fournit donc de nombreuses recettes et indique, à la page 761, que « d’après un autre, on écarte les oiseaux d’un arbre à fruit en y attachant une tête d’ail à tel endroit qu’on voudra de l’arbre ; les oiseaux s’en gareront et n’oseront en approcher. On obtiendra le même résultat en frottant l’arbre à quatre aspects différents avec de l’ail. »

Il constate sans doute aussi l’effet bénéfique des légumineuses qui enrichissent le sol en azote et écrit, en page 622, que « la fève par sa présence est utile à toutes les espèces de légumes qu’on peut semer. » A la même page, il propose encore, avec la joubarbe et la vesce, une solution à deux problèmes toujours d’actualité : « si avant de semer la graine on la fait tremper dans du suc de joubarbe, on n’aura point à redouter les atteintes des oiseaux ni des fourmis, ni d’aucun petit animal nuisible, la volonté de dieu aidant. » et « si on mêle la vesce cultivée à la graine de légume au moment de la semer, elle fait périr tous les pucerons. »

 

 

S’abstenir de mépriser les vieilles recettes

 

Ces vieilles recettes semblent souvent bien fantaisistes aux esprits cartésiens, mais les nombreuses études scientifiques consacrées aux propriétés des plantes, nous prouvent l’efficacité d’un bon nombre d’entre elles.

Voici un autre exemple, tiré de l’ouvrage ancien Naauwkeurige beschrijving der aardgewassen, écrit en 1696, et que l’on peut traduire par Description minutieuse de plusieurs plantes. Il fut écrit par le Hollandais Abraham Munting, professeur de botanique et de chimie qui y conseille l’utilisation de lait pour soigner les plantes. Alice M. Coats, spécialiste anglaise du jardinage et des fleurs, écrit qu’on trouve dans ce livre « de nombreuses observations et anecdotes d’une exactitude douteuse ; par exemple, l’auteur croyait que les plantes malades pouvaient recouvrer la santé si on les arrosait à part égale d’eau de pluie et de lait. »

Pareil scepticisme était sans doute de mauvaise aloi car une étude récente de Wagner Bettiol et de son équipe de l’Embrapa (l’Institut national de recherche agricole brésilien) a étudié, selon un protocole strict, l’impact de traitements à base de lait sur l’oïdium du concombre (Sphaerotheca fuliginea). Il résulte de ces recherches que le lait a de réelles propriétés fongicides, que l’efficacité est plus grande avec deux traitements par semaine et qu’au-delà d’une concentration de 10 %, on constate une efficacité égale ou supérieure à celle d’un fongicide classique.

Ces travaux, repris par les chercheurs de l’Université d’Adélaïde, en Australie, spécialistes en viticulture, ont également été concluants : le lait, dilué à 10 %, est plus efficace que le soufre et le petit lait, résidu de la fabrication du fromage, donne des résultats analogues. Il est assez remarquable de constater que l’efficacité maximale fut obtenue avec des doses de 40 à 50 %, comme l’avait jadis conseillé Munting…

 

 

La pharmacie du jardin

 

Voici donc un bref aperçu des plantes les plus utiles au jardin.

 

 

  1. Les plantes engrais et revitalisantes

– la carotte, le chou, le persil, le souci et la tomate.

Les fanes fraîches de carotte ne seront plus déposées au compost ! Préparées en purin et diluées à 1/10, elles stimulent la croissance et peuvent être apportées à toutes les plantes un peu faibles. Les autres plantes seront utilisées de la même manière.

– les camomilles

Une infusion non diluée de fleurs séchées de camomille renforce les cultures peu vigoureuses.

– la consoude

Le purin jeune de cette plante, dilué à un quart et distribué sur le sol, favorise la croissance de toutes les cultures. Une décoction diluée à 1/10 sera apportée en cas de carences en potasse et en azote organique.

– la fougère mâle et la fougère-aigle

Le purin de fougère non dilué sera apporté en cas de carence en potasse ou en magnésium.

– l’ortie

Le purin, dilué à 1/10, est un excellent engrais dont il ne faut cependant pas abuser, sous peine de suralimenter les plantes. Pour les plantes gourmandes, deux à trois apports sur une saison seront un maximum. Le purin, toujours dilué, pourra être apporté au printemps, par temps froid sur toutes les cultures, lorsque la minéralisation des éléments nutritifs dans le sol est encore lente. Le purin d’ortie est également efficace dans les cas de carences en fer et en oligo-éléments. L’ortie renforce alors les plantes contre les maladies cryptogamiques et les ravageurs

– la valériane

L’extrait de fleurs fraîches de valériane – une goutte par litre – favorise la formation des fleurs. Distribué en fin brouillard, les veilles de gelées, il protège les fleurs contre les gelées printanières.

 

  1. Les plantes qui éloignent ou tuent les insectes ou autres animaux

– l’absinthe

Comme les cultivateurs sévillans du XIIIe siècle, nous utilisons encore aujourd’hui l’absinthe pour éloigner ou tuer de nombreux ravageurs de nos plantes. Sans dilution nous pulvérisons une infusion de cette plante sur les acariens, les altises, les mouches (cécydomie, mouche du chou, du cerisier, de la carotte), les chenilles…

– le bégonia (Begonia semperflorens) et les feuilles de cassis

Ces deux plantes n’ont qu’un mérite, mais il est de taille ! Les jeunes plants trempés dans une macération non diluées de l’une ou l’autre de ces plantes sont protégés des attaques de limaces.

– le chêne

Le purin de feuilles mortes et d’écorces dilué à 1/10 éloigne ou tue tous les insectes.

– l’oignon

Le purin dilué à 1/20 sera pulvérisé, pendant les vols, sur les cultures de carottes afin d’éloigner la mouche.

– le piment rouge

Il faut choisir, pour cette utilisation, la variété la plus piquante possible. Les fruits frais écrasés ou moulus seront mis à macérer. La préparation, non diluée, chassera les insectes des plantes attaquées.

– la rhubarbe

En infusion non diluée, les feuilles seront utilisées contre les vers, les chenilles et les larves qui attaquent les racines des plantes : hanneton, mouche de la carotte, noctuelle, taupin…

– le sureau noir ou yèble

Le purin de feuilles, non dilué et versé dans les galeries, éloigne les campagnols et les mulots.

– la tanaisie

Suivant les préparations choisies et les dilutions, la tanaisie est une puissant répulsif ou un insecticide efficace qui fonctionne contre la plupart des insectes.

  1. Les plantes qui renforcent contre les maladies cryptogamiques

 

– l’ail

Il est riche en composés soufrés, notamment de la famille des disulfures, qui ont un impact sur les champignons pathogènes du sol comme les Fusarium, Pythium, Rhizoctonia solani, Sclerotinia sclerotiorum. L’ail est donc d’un usage capital lorsqu’on sait que ces champignons sont de véritables fléaux pour de nombreuses plantes, comme les fraisiers, les asperges ou les tomates et que leur présence dans une serre oblige parfois à changer la terre.

L’ail est également efficace contre la cloque du pêcher, l’oïdium et la pourriture grise. Le trempage des semences dans une décoction diluée à 1/5 évite de transmettre les maladies cryptogamiques par li biais des graines. L’oignon a également d’importantes propriétés fongicides.

– le chêne

Les écorces de chêne, en infusion ou en purin dilué à 1/10, distribuées en prévention, renforcent les plantes contre les maladies cryptogamiques.

– la prêle

Voici enfin la plante qui est indispensable pour combattre les maladies cryptogamiques. C’est sous forme de décoctions, diluées ou non, que l’on utilise le plus cette plante pour renforcer toutes les cultures contre ces maladies dues à des champignons parasites.

 

 Pour aller plus loin, consultez DELWICHE P. (2008), Soigner le jardin par les plantes, Ed. Nature & Progrès http://www.docverte.be/noseditions/jardinage/soignerlejardinparlesplantes.php

 

 

 

 

 

Nous réclamons un label  » issu d’animaux nourris sans OGM « 

Hier soir, l’émission « On n’est pas des pigeons » consacrait un reportage à l’étiquetage OGM.

Voici le lien où vous pourrez retrouver le podcast de l’émission : https://www.rtbf.be/auvio/detail_on-n-est-pas-des-pigeons?id=2192340

N’hésitez pas non plus à regarder nos vidéos consacrées à cet étiquetage : l’expérience du label dans les autres pays européens, le glyphosate en question ainsi que des interviews de différents scientifiques :  http://www.natpro.be/mangersansogm/video.html

 

 

 

 

 

 

Je change mon assiette … avec nos producteurs BIOS et locaux !

Nature & Progrès invite les consommateurs à prendre un engagement positif pour une production et une consommation locale, bio et gourmande

 

Etes-vous prêts à relever un grand défi ? Réalisez vos achats chez nos producteurs BIOS pour développer l’économie de notre région.

N’hésitez pas à partager vos recettes ou vos adresses de producteurs BIOS sur notre page et engagez-vous en partageant notre affiche ! OUI je m’engage à changer mon assiette J

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Rendez-vous chaque vendredi sur notre page Facebook pour découvrir les producteurs de votre région (céréales, viandes, légumes, fromages,etc.), des idées recettes et tout un tas d’astuces pour des menus bios et locaux !